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samedi 5 avril 2014

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jeudi 27 février 2014

Victoria's secret

Victoria's secret by grand Yann
Victoria's secret, a photo by grand Yann on Flickr.

mardi 17 septembre 2013

La photo de gouttelettes (droplet)

La photo de gouttelettes, encore un genre que l'on trouve partout sur le net. Personnellement, mes préférées sont celles où la goutte qui remonte percute la goutte suivante en train de tomber et que la collision provoque cette espèce de 'soucoupe' d'eau.
Droplet
Droplet
Droplet
Droplet
On se dit qu'il faut vraiment un coup de chance pour réussir la photo à cet instant précis...
Et bien il y a un peu de chance, oui. Mais surtout beaucoup de préparation pour augmenter au maximum les chances d'obtenir ce que l'on veut, et pas vraiment de vrai difficulté technique.

Voyons donc comment se préparer pour son shooting de goutte.

Le matériel.

Imperatif.

La pipette

Pas trop grosse, assez fine pour faire du goutte à goutte. On les trouve par lot de 10 ou 25 dans beaucoup de magasin d'accessoires cuisine (ou sur internet)

Un ou plusieurs pieds

N'imaginez pas réussir dès la 1ere photo, il en faudra beaucoup. Le pied se révèlera indispensable pour assurer un cadrage toujours parfait !
Un 2ème pied pourra éventuellement servir à tenir la pipette, mais sinon on arrive toujours à bricoler autre chose.

De la lumière
Pour bien figer le mouvement de la goutte d'eau, il faudra monter en vitesse d'obturation, et donc il faut que la scène soit très bien éclairée.

L'appareil photo
Oui, évidement... Mais surtout, il faut un appareil photo qui permette de faire la mise en manuel, et qui ait un mode rafale.
Pour ma part j'ai choisi un objectif manuel, et mon appareil photo monte à 8 images par secondes.

De la patience
Beaucoup.

Optionnel.

Le flash

Le flash permet de figer au maximum le mouvement de la goutte, mais il introduit 2 défauts:
  • lors d'une photo au flash, l'appareil photo bride sa vitesse d'obturation maximale pour pouvoir se synchroniser avec le flash. Sur mon boitier, cette vitesse max avec flash est de 1/200ème de seconde, c'est un peu juste pour les photos que l'on compte faire, mais ça peut suffire;
  • le flash mets un certain temps à se recharger, et la vitesse de rafale de l'appareil photo se retrouve bridée à la vitesse de rechargement du flash...
J'ai fait l'essai avec et sans flash. Je trouve effectivement les photos avec flash un peu plus belles parce que je suis moins monté en ISO et que le flash fige vraiment bien la goutte. Par contre j'ai beaucoup moins de photos intéressantes avec le flash parce que la rafale est tellement ralentie que je n'arrive plus à avoir la photo du bon moment...
Au final, je fais donc toutes les photos sans flash, et je me débrouille pour amener un maximum de lumière sur mon installation (j'ajoute un halogène à 2m, dirigé vers le récipient).
Ensuite je fais au mieux.

La télécommande

La télécommande n'est pas du tout indispensable, elle apporte juste plus de confort pour déclencher tout en faisant tomber les gouttes.
C'est également une sécurité: avec elle on est sûr de ne pas toucher à l'appareil par accident lors de la prise de vue.

L'installation.

Ne reste plus qu'à mettre en place le matériel. Chez moi, ça donne ça:



Récipient et fond
Le récipient est positionné avec une plaque noir derrière pour que la goutte se détache du fond de la photo. Ça marche surtout si vous faites tomber les gouttes dans un mélange blanc (eau/lait).
Il faut remplir le récipient quasiment jusqu'à ras-bord: ça permet de ne pas voir le bord du récipient sur la photo et de détacher un peu plus la goutte du fond de la photo (notez la différence entre la 2ème de mes photos et les autres, en début d'article).

Pipette
La pipette est placée juste à la verticale du récipient. La hauteur à laquelle vous la placerez vous donnera la hauteur des gouttes que vous photographierez. Mais avant de mettre la pipette à 2m de hauteur, pensez aussi que plus elle est loin, plus elle est imprécise et mois vous n'avez de chance d'avoir de collisions entre gouttes.

Pour accrocher la pipette, je me sers de mon 2ème pied, et je l'y accroche fermement de manière à ce que même quand je force et que je touche à la partie haute de la pipette (pour faire tomber les gouttes), la partie basse de la pipette ne bouge pas. De ce fait, ma goutte tombe toujours au même endroit et j'augmente mes chances de collisions entre gouttes (ce que je veux).

Ne reste plus qu'à remplir la pipette, soit avec le même mélange que dans le récipient, soit avec un sirop quelconque qui lui donnera une couleur différente (pour ma part je mets du rouge).

L'appareil photo
Prêt à shooter sur son pied, batterie pleine et carte mémoire vide (et non l'inverse).

La prise de vue.

Ok, vous avez paré à tout, vous êtes prêts pour la prise de vue ? Voici quelques derniers conseils.

Mise au point manuelle
Passez en mise au point manuelle si vous le pouvez, et placez un objet à l'endroit où tombe la goutte pour pouvoir faire le point dessus. SI vous n'avez pas de mode de mise au point manuel, essayer de voir si vous pouvez "bloquer" la mise au point avec une touche.

Vitesse d'obturation rapide
Que ce soit en mode priorité à la vitesse ou en mode P ou M, il faut une grande vitesse d'obturation.
  • sans flash, 1/500s me parait un minimum, les meilleures photos que j'obtiens sont prises au 1/2000;
  • si vous utilisez un flash, sa lumière suffira à figer la goutte dans l'espace même avec une vitesse plus faible.
Mode rafale
A moins que vous n'ayez une méthode magique pour déclencher juste au moment où il faut, vous n'y arriverez pas comme ça. Le mieux est donc de mettre l'appareil en mode rafale, puis de commencer à faire tomber les gouttes tout en déclenchant la rafale.
Ensuite ? Vous regardez si vous avez ce que vous voulez, et vous recommencez si ça n'est pas le cas.

Le développement numérique.

Rien de très particulier à faire au moment du développement numérique si ce n'est les habituels contrastes, recadrages éventuels, température de couleur... Par exemple voici la photo en tête de l'article, sans modifications:

Il a suffit de corriger l'exposition, recadrer, dé-bruiter un peu pour avoir la version finale:
Droplet

En fait sur de telles photos, la majorité du travail c'est le tri entre les photos exploitables et celles qui vont à la poubelle. Pour en avoir une dizaine de vraiment sympa, j'en ai environ 300 de "mouais", "bof" ou "naze".
Mais grâce à toute cette préparation, je n'en ai que 3 ou 4 de floues, mal cadrées ou sans goutte du tout!

Encore plus !

Faites variez la couleur des gouttes, du liquide, la lumière, les reflets...
Storm in a glass

lundi 26 août 2013

Brooklyn bridge and Manhattan at night

C'est un classique de New-York pour tous les photographes amateurs, et je n'y échappe pas. Brooklyn bridge and Manhattan at night
Dans les série des avant/après, voici donc le processus qui me permet de vous présenter cette image.

La prise de vue.

La principale difficulté d'une telle image est qu'elle est à la fois une HDRI (high dynamic range image, c'est à dire une image à haute plage dynamique), et un panorama (plusieurs photos assemblées pour n'en constituer qu'une). Celle-ci est prise de nuit pour corser un peu la difficulté. Pour obtenir le résultat final, j'ai donc pris en réalité 3 séries de 5 photos. 5 d'un premier point de vue:

Puis 5 d'un point de vue plus légèrement plus à droite:
Enfin mes 5 dernières:
Les plus fins observateurs auront remarqué que chaque série de 5 photos est classé du plus sombre au plus clair. Au moment de la prise de vue, j'ai en effet programmé l'appareil photo pour faire un bracketing d'exposition de -2 à +2 par palier de 1IL.
C'est quoi ce charabia... Bon, concrètement, j'ai demandé à l'appareil de faire sa mesure de lumière, puis de faire 1 photo avec l'exposition calculée, une photo 2 indices de lumière (IL) sous-exposé par rapport à son calcul, puis -1IL, puis 1IL sur-exposé, et enfin +2Il sur exposé.
De ce fait, on récupère sur des photos différentes tous les détails sombres et lumineux que le capteur d'appareil photo n'est pas capable de récupérer un une seule photo, mais que l’œil, lui, est capable de voir.
Ainsi sur la dernière photo, la +2, j'obtiens les détails des piliers du pont et de la rambarde d'où je prend ma photo, tandis que les détails du manège ou des immeubles éclairés qui sont perdus sur cette photo, sont disponibles sur la photo sous exposée (-2).

Pour prendre ces séries, il fallait bien entendu être très stable: la photo la plus sombre est à la limite prenable à la main (1/8s), mais chaque photo suivante est exposée plus longtemps, pour finir à une durée d'exposition de 2,5s. Impossible à main levé, et même sur un pied, il faut être très attentif à ne pas faire bouger l'appareil au moment d'appuyer sur le déclencheur. Ma technique pour ne pas être dérangé: utiliser un retardateur de 2s pour chaque photo. Ainsi même si je fais bouger l'appareil en appuyant sur le déclencheur, il est totalement stable 2 secondes après quand la photo est prise.

Le tone-mapping.

L'étape suivante est le développement HDR de chaque série. J'utilise photomatix pro, mais bien d'autres logiciels savent faire le travail...
D'une manière simple, le développement HDR consiste d'abord à assembler les images ensemble, puis à récupérer les meilleures parties de chaque image ensuite (processus appelé 'tone mapping'). En pratique, il s'agit de jouer avec une certain nombre de paramètres jusqu'à obtention des couleurs et contrastes désirés. Attention, les réglages doivent se faire sur l'une des série, puis être reportés à l'identique sur les autres séries, pour s'assurer d'avoir des couleurs et des contrastes uniformes sur toute la photo finale !

L'assemblage.

L'étape précédente me laisse donc avec 1 photo par série effectuée, soit 3 dans mon cas:

Il est important de bien noter que j'ai gardé un obverlap assez important entre mes 3 séries de photos: toute la partie située entre les 2 piliers du pont est visible sur chaque série de photo. C'est cette partie en commun à toutes mes photos qui va m'assurer que l'assemblage final sera réussi.
En réalité j'ai même fait un peu de zèle sur ces séries: 2 séries auraient largement suffit.
Le logiciel que j'utilise pour l'assemblage est Kolor Autopano, et pour réussir à assembler les photos entre elles, ce dernier compare les détails similaires d'une photo et de l'autre pour les faire coïncider. S'il n'y a pas assez d'éléments qui coïncident entre les photos, l'assemblage ne marche pas (ou alors il faut le faire manuellement).


Le développement numérique.

A ce stade, j'ai donc un assemblage de 3 photos HDR.

J'ai quasiment terminé, il ne me reste plus qu'à faire la balance des blancs, régler les contrastes et autres détails de ce genre jusqu'à obtenir le résultat final.

Brooklyn bridge and Manhattan at night

Autres exemples.

San Francisco Aquatic park at night
Manhattan at night
Central Park at dusk
Time Square at dusk
Manhattan at night

mercredi 1 mai 2013

New York cliché


Le taxi new-yorkais jaune sur fond noir est un cliché de New-York... Pour autant, un cliché peut tout à fait être une belle photo. New York cliché

On m'a demandé une sorte de "making-of" d'une autre de mes photos de New-York (elle viendra, ne t'en fais pas...), et je me suis dit que ça pourrait être amusant effectivement de décrire le process de création de l'image.

Voiçi donc les quelques étapes de la création de cette photo.

La prise de vue.

On peut faire autant de post-process que l'on veut sur une photo, si la prise de vue est ratée, pas grand chose ne la rattrapera...
Pour cettte photo, je voulais un taxi jaune qui se démarque bien du reste de la photo, mais avec les immeubles de Manhattan bien reconnaissables en arrière plan. Je voulais aussi qu'on voit le déplacement du taxi sans pour autant l'avoir trop flou.

En mode P, l'appareil me propose 1/40s, normalement c'est suffisamment rapide pour éviter le flou dû à mon maintient de l'appareil, et suffisamment lent pour avoir le motion blur (flou cinétique en français, mais c'est tellement peu utilisé comme terme que je préfère la version anglaise).

Je m'assure aussi de shooter en raw: il y a des portions de ciel et des portions plutôt sombres sur la photo, le raw m'assurera de récupérer un maximum de détails en post-production (et en tout cas de choisir les détails que je garde plutôt que de laisser faire la compression jpeg).

Reste la composition... je teste une première fois pour voir si la vitesse est bonne :


J'en prend quelques unes que j’efface au fur et à mesure pour voir quand déclencher, où placer le taxi...
Ensuite sur le 1er taxi à passer:
Le motion blur est juste ce que je veux, mais le taxi n'a pas la forme "traditionnelle" des taxi new-yorkais, et il y a d'autres voitures...

Un peu d'attente prêt à dégainer, les mains gelées par le vent glacial, et un autre taxi se pointe tout seul, je shoote.

oK, celle là devrait être bonne pour ce que je veux.

Le développement numérique.


Pour beaucoup de gens, une fois la photo prise, plus rien à faire...
Rien n'est plus faux à mon avis, il y a beaucoup de choix à faire ensuite, et ne pas les faire signifie que c'est l'appareil photo qui les fait pour vous ( et ne vous méprenez pas: l'appareil photo fait bel et bien des choix en enregistrant la photo est jpg: choix du contraste, choix de la quantité de bruit à traiter, choix de la température et la teinte de la photo).

En général, je commence donc par augmenter les contrastes, faire la balance des blanc et corriger l'exposition globale.


Pour ça j'utilise Lightroom, qui me permet de sauver mes corrections sur la photo sans jamais détruire le fichier original. Ça me permet par exemple de ressortir les étapes intermédiaires pour faire un article de blog comme aujourd'hui ;)

Avec Lightroom, je fais ensuite mes traitements spécifiques.
En l’occurrence pour cette photo je voulais vraiment coller au 'cliché' de New York en noir et blanc avec le taxi jaune (on appelle ça "selective desaturation"), j'ai donc sélectionné toute la photo sauf le taxi pour enlever la saturation et augmenter un peu les contrastes locaux (en noir et blanc, de forts contrastes passent mieux qu'en couleur).



Et voilà, une fois la zone désaturée, on obtiens l'image finale !


Mais aussi.

J'ai utilisé exactement la même technique pour une autre version du cliché new-yorkais:
New York cliché, water version

Mais pour obtenir une dé-saturation de toute l'image sauf le taxi jaune, j'aurai pu utiliser une autre méthode, qui donne un résultat légèrement différent, comme je l'ai fait sur cette image:
Flatiron Building Mais ça sera pour une prochaine fois !
D'autres exemples: Solomon R. Guggenheim Museum Indian rickshaw