mardi 17 janvier 2012

Samedi 20 août : Objectif en vue…

Toujours dans la vallée de la Parang Chu… Mais on finit par apercevoir le fameux Parang La : c’est le plus haut col que nous devrons passer! Nous campons au pied de ce dernier, fin prêts pour le passer demain dès l’aube... Très peu de végétation ici, le horseman est parti avec les mules chercher des terres plus hospitalières. Quant au guide, infatiguable, il est parti en repérage!

lundi 16 janvier 2012

Journal de bord du 20 aout

16.1km de marche, +381m/-183m de dénivelés


Comme d'habitude, le rituel du matin.
A 6h30, on nous apporte le thé chaud dans la tente, encore emmitouflé dans le duvet, pour nous réveiller.
Peu après, c'est le bol d'eau chaude qui suit, pour se laver.
Entre temps, j'ai replié le duvet bien au fond de la tente pour ne pas le mouiller accidentellement.
Ensuite il faut boucler le gros sac (celui qui sera porté par la mule), le mettre dans un sac poubelle  puis dans un sac de riz, pour éviter de retrouver le sac mouillé ou abimé le soir...
Pendant ce temps, le palefrenier est allé récupérer ces chevaux dans la pâture où il les a laissés. Au moment où il revient, on se prépare à petit-déjeuner.

photo: Alain
la vue depuis les toilettes n'est pas trop mal, le matin

Au menu du petit-déjeuner habituel: porridge, céréales, thé, omelette, chapati (pain indien) ou toasts, miel, confiture (la rose fluo est bien industrielle, tant d'après sa couleur que son goût).

Je regrette de ne pas avoir noté dans mon carnet le menu de chaque soir, tant c'était varié et improbable au milieu de la montagne déserte. Hier soir, ce fut une soupe de légumes accompagnée de frittes (oui oui, des frittes...) faites main, ensuite des pâtes au légumes avec du tofu froid. Un vrai régal.

La journée parait encore longue, tant les paysages sont longs à traverser.
Aujourd'hui on a vu que 3 paysages différents: pendant toute la matinée, on a visé le rocher qu'on devait atteindre et contourner pour arriver dans la dernière ligne droite.

Wild Ladakh
Même si on les voit peu, certaines traces nous rappelle que des chevaux vivent ici

on continue donc le long du Parang La

Un peu de repos en attendant les suivants...

Après manger, on a traversé la vallée pendant une durée qui nous a paru interminable...

De l'autre coté de la vallée, la terre est d'un rouge intense impressionnant
On aperçoit déjà le col qu'il faudra passer le lendemain, tout au fond à gauche, au dessus du glacier

Puis on est monté sur un flanc de la vallée et on est remonté le plus au fond possible.

En s’enfonçant dans la vallée, on finit par apercevoir le campement déjà monté
Malgré la légère monotonie des paysages du jour qui nous donnent l'impression de ne pas avance, on arrive au campement dès 14h30. Les chevaux ont déchargé puis sont repartis de suite vers de plus vertes prairies avec le palefrenier: on n'a rien vu qui puisse servir de nourriture au chevaux depuis les deux dernières heures de marche.

Almost sunset under the Parang La
Les couleurs de fin de journée sont splendides sur cette montagne aux pierres bleues, rouges et jaunes


Ce soir, on mangera tôt, ça on doit se lever à 3h du matin pour passer le glacier de nuit, avant qu'il commence à fondre avec le soleil levant.
Nous dormons donc au pied du glacier, à 5055m d'altitude.
Tout le monde se porte comme un charme. Après plus de 10 jours en altitude, notre corps s'est bien habitué.

Wild East Adventure
Notre campement au pied du glacier

jeudi 22 décembre 2011

Journal de bord du 19 aout

18km de marche, +700m / -500m de dénivelé

The camp in the Parang Chu Valley

Petit show au moment du départ: le cheval du palefrenier refuse de se laisser monter, et essaye de le désarçonner dans la rivière ;) Heureusement, l'homme a de l’expérience, et reste bien cramponné comme il faut  (pourtant il monte à cru).


Le début de journée ressemble aux précédents: marche le long du Parang Chu qui ne change pas. Mais au fur et à mesure de la journée, la vallée voit sa physionomie changer peu à peu: la vallée s'encaisse, et on doit monter sur les rebord abruptes du bord de rivière.


L'érosion à produit toutes sortes de formes étranges

Ça monte, ça redescend, ça n'arrête pas ! Tantôt dans les pierriers, tantôt sur un petit chemin étroit à flan de colline...
The Parang Chu valley


Et nous cavalons encore et toujours.


Le paysage n'est pas la seule chose à changer au fur et à mesure de la journée, et on arrive au camp sous une légère pluie.


mercredi 21 décembre 2011

Jeudi 18 août : la vallée de la Parang Chu

Après une brêve rencontre avec les marmottes (encore!), nous entamons la vallée de la Parang Chu. Première étape (et pas des moindres) : traversée de la rivière... “Today, sandales” nous avait prévenu le guide ce matin! Et effectivement... La rivière est immense, avec de nombreux bras, et il y a du courant... Heureusement que le soleil est là pour sècher les pantalons ensuite!

La vallée de la Parang Chu est très large. La rivière se divisent en de nombreux bras, et l’eau n’est pas très claire... Mais de temps en temps, on trouve un bras de la rivière avec de l’eau très claire sur le côté : quel est ce mystère?

jeudi 15 décembre 2011

Journal de bord du 18 aout

11.3km de marche, +305m / -226m de dénivelé

Le beau temps à enfin l'air de tenir bon.


Aujourd'hui, en début d'étape, traversée de la Parang Chu.
La rivière provient principalement de la fonte du glacier tout en haut de la vallée. Bon nombre de bras à traverser sur les 300m de largeur de la vallée, et pour certains, on est mouillés jusque mi-cuisse et le courant est à la limite de ce qu'il est raisonnable de traverser sans cordée.



Le reste de la journée est tranquille, le long du Parang Chu

Parang Chu

On arrive au campement à 14h après une bonne sieste en cours de route.



mercredi 7 décembre 2011

Mercredi 17 août : encore des chevaux sauvages...


Nous continuons d’avancer dans la plaine... Très belles vues sur le lac et les montagnes enneigées. Rencontre avec trois chevaux sauvages, qui ne semblent se laisser approcher que d’une certaine distance : c’est la distance de sécurité?

Journal de bord du 17 aout

14km de marche, +167 / -189m de dénivelés

Ce matin, il fait beau
Et le paysage est toujours aussi magnifique.

Quiet morning

Aujourd'hui on pouvait faire la grasse mat' jusque 7h, mais dès 6h30, il fait trop chaud sous la tente pour y rester. J'en profite pour aller faire quelques photos.

On a vu pire pour un petit déj en plein air !
 Dès que je mets le nez dehors, le vent glacial me rappelle qu'on est quand même à plus de 4500m.

Quelques heure de marche dans le désert formé par l'arrivée de toutes les vallées sur le Tso Moriri...
photo: Christine


... pendant lesquels on croise quelques habitants locaux
Tibetan wild ass

khyang
  Sunbathing is a way of life


On monte ensuite jusqu'à une source qui jaillit de nul part dans la montagne.
on en profite pour faire une petite pause...

Et on suit le cours d'eau et la vallée verte qu'il forme. On retrouve nos marmottes tout le long jusqu'au campement.

_1120650.jpg


Arrivés à 13h, on en profite pour faire un brin de toilette. 1er rasage de du séjour, et même 1er coup d’œil dans un miroir ! Mon nez fait peine à voir, brulé à la fois par le soleil et le froid...

le campement du jour

mercredi 30 novembre 2011

Journal de bord du 16 aout : le long du Tso Moriri

22km de marche, +254m/-275m de dénivelés

Il a continué à pleuvoir toute la nuit.
Et ça continue (encore et encore).

Alone in the wild Himalaya

Départ le long du lac Tso Moriri: il faut arriver de l'autre coté ce soir, et il fait plus de 20km de long.

C'est désertique, d'un coté le lac, de l'autre coté des roches et du sable, quelques herbes parfois.
Pas le moindre animal aujourd'hui.
Desert lake Tso Moriri


On profite d'avoir bien avancé la matinée pour prendre une bonne pause à midi.






photo: Christine

photo: Christine


D'autant que les paysages se laissent regarder et que le ciel se dégage au fur et a mesure.




En reprenant le chemin, on croise quelques signes que la civilisation n'est pas si loin que ça




L'arrivée est sublime : au bout du lac, on arrive sur la rivière qui descend des glaciers et qui se jette dans le lac.
Et il faut traverser la rivière pour atteindre notre campement


Ici on se sent vraiment perdu dans la nature.
Derrière nous, plus de 20km de lac.

 De chaque coté, des pics enneigés.

Et devant nous, la rivière qui s'enfonce dans la vallée, avec nos chevaux qui paissent tranquillement.
Serenity has its places

A part quelques canards, il n'y a rien ici qui puisse perturber le calme et la sérénité de ce coin perdu au bout du monde.


A la lumière du soleil couchant, tout est encore plus beau, et j'ai l'impression de prendre et reprendre sans-cesse les même montagnes en photo pour essayer de capturer le moment où la lumière est la plus belle.

Night in Ladak
Et je suis encore dehors à faire des photos jusque tard dans la nuit...